Les instruments sont des éléments essentiels de l’automatisation de votre production. Ils capturent les données au sein du processus et les transforment en informations exploitables sur la température, la pression, les niveaux, le débit… C’est dans ce domaine qu’Endress+Hauser s’est forgé une solide réputation. Aujourd’hui, cependant, ces instruments fonctionnent encore en grande partie comme des îlots de données. Vous les utilisez certes pour piloter votre processus, mais toutes les données disponibles ne sont pas encore exploitées et elles ne parviennent pas toujours aux niveaux supérieurs où elles permettent véritablement d’obtenir des informations utiles. Les protocoles de communication numériques peuvent toutefois opérer ce changement radical, et les instruments Endress+Hauser y sont parfaitement préparés.
Autrefois, la communication était simple. Il n’existait que la norme analogique 4 … 20 mA pour la transmission de signaux dans l’industrie. C’est encore aujourd’hui le type d’entrée dominant dans l’industrie agroalimentaire. Sa robustesse y est pour beaucoup : un circuit de 4 … 20 mA résiste en effet au bruit électrique et aux interférences, et peut également couvrir de longues distances. Mais cette technologie atteint ses limites dans les applications où plusieurs signaux de capteurs ou signaux de sortie de processus doivent être transmis.

L’émergence des technologies de bus (Modbus, Profibus, Hart…) a déjà apporté un certain soulagement à cet égard dès les années 90. Mais grâce aux technologies de communication les plus modernes (Profinet, Ethernet APL, IO-Link…), les utilisateurs bénéficient désormais d’avantages bien plus nombreux. « Les capteurs sont les fourmis ouvrières de l’automatisation industrielle. Ils captent des données sur le terrain et les transforment en informations », entame Peter Gijbels, Head of Solutions chez Endress+Hauser. « Si un débitmètre détecte le volume qui passe dans une conduite, on peut, par exemple, en déduire la quantité consommée. C’est ce que nous faisons aujourd’hui : convertir les données des capteurs en informations. Mais celui qui souhaite franchir une nouvelle étape dans sa production a besoin de compréhension. Il veut savoir ce qu’il doit faire pour améliorer sa productivité et son efficacité. Pour cela, il faut intégrer ces données de manière transparente dans les systèmes de niveau supérieur. Ainsi, une mesure de niveau peut optimiser la gestion de vos stocks ou un capteur de température peut vous avertir lorsque votre chaîne de production risque de s’arrêter.
Et dans ce cas, on ne peut pas faire l’impasse sur les protocoles de communication numériques. « Car les capteurs ont bien plus à dire que ce que les signaux analogiques peuvent communiquer.
Ils peuvent fournir un contexte supplémentaire. Un capteur de pression, par exemple, mesure souvent aussi la température afin de compenser les variations qui ont un impact. Ou bien les capteurs fournissent des informations supplémentaires sur les conditions du processus (corrosion, abrasion, formation de mousse) pour permettre l’optimisation du processus et de la maintenance. Mais ils peuvent également transmettre des informations diagnostiques, afin de savoir si le capteur fonctionne encore correctement », ajoute Wouter Vandevyver, Industry Manager chez Endress+Hauser. Et Endress+Hauser va très loin dans ce domaine. On ne se contente pas d’afficher un simple code d’erreur ou un message lorsque le capteur est hors de portée ou nécessite une maintenance. On indique également quelle en est la cause et quelle peut être la solution. « Grâce à la technologie Heartbeat, nos capteurs effectuent même leur propre vérification : ils vérifient s’ils fonctionnent encore comme ils le devraient par rapport à une valeur de référence interne. Certifiés TÜV et conformes aux normes ISO 9001 pour optimiser les intervalles d’étalonnage. »

Pour pouvoir exploiter toutes ces données, il faut bien sûr disposer d’une communication numérique performante. Endress+Hauser a déjà acquis une grande expérience dans ce domaine et aide ses clients à faire les bons choix stratégiques. « N’hésitez pas à nous qualifier d’« agnostiques en matière de communication » : quel que soit le mode de communication choisi par le client, nous pouvons toujours lui fournir le capteur adapté. De plus, grâce à notre expérience en instrumentation et en protocoles de communication numérique, nous pouvons aider nos clients à assembler les pièces manquantes du puzzle pour passer d’îlots de données à un ensemble intégré. Nous examinons les sources de données existantes, les besoins du client en matière de connaissances et la manière dont nous pouvons les relier de manière optimale », précise Peter Gijbels.
Endress+Hauser dispose de son propre matériel (passerelles, appareils périphériques) et d’outils logiciels tels que Fieldcare pour exploiter ces données numériques, mais s’intègre également à l’environnement de gestion des actifs des entreprises agroalimentaires. Wouter Vandevyver : « Nous essayons de faciliter au maximum la tâche de nos clients ; nous proposons, par exemple, différents blocs fonctionnels prêts à l’emploi pour faciliter la programmation et la visualisation. Dans les environnements de production, on trouve de nombreux appareils anciens, chacun avec son propre protocole. Nous pouvons tous les faire migrer vers des protocoles de communication modernes et les regrouper sur une seule plateforme, afin qu’ils aient une visibilité complète sur leur production. C’est d’ailleurs là que nous testons nos produits avant leur mise sur le marché : nous vérifions s’ils s’intègrent facilement dans différents systèmes. »
