Les lubrifiants de qualité alimentaire sont des produits développés spécifiquement pour l’industrie alimentaire afin de réduire le risque de contamination au cours du processus de production et de garantir une sécurité maximale. Classiquement, le choix se porte sur les huiles minérales ou synthétiques, qui ont toutes deux des origines moins favorables. Mais là encore, avec les huiles végétales, le champ d’action reste limité. L’huile de cuisson peut-elle être une alternative plus respectueuse de l’environnement ?
Les lubrifiants ont permis d’importantes améliorations technologiques en atténuant le processus naturel d’usure des pièces mécaniques. Mais dans l’industrie alimentaire, les fabricants de lubrifiants sont confrontés à des défis supplémentaires. Les lubrifiants doivent, d’une part, réduire l’oxydation malgré des températures parfois élevées ou basses et, d’autre part, inhiber la croissance des bactéries, des levures et des moisissures. En outre, pour certaines applications, ils doivent permettre un contact sûr avec les aliments. En d’autres termes, ils doivent minimiser le risque de migration de substances dangereuses dans les aliments et ne doivent pas non plus altérer le profil organoleptique des aliments. Trois catégories bien connues s’appliquent : H1 (contact accidentel possible avec les denrées alimentaires), H2 (utilisé pour les machines et équipements où le contact est exclu) et H3 (lubrifiants inoxydables et solubles).

Les lubrifiants de qualité alimentaire contiennent deux ingrédients principaux. L’ingrédient principal est constitué de substances minérales, synthétiques ou végétales et est responsable des propriétés du produit. Les huiles minérales sont dérivées du pétrole et sont les plus couramment utilisées. Elles peuvent avoir différents degrés de viscosité et ont pour atouts la stabilité thermique et la résistance à l’oxydation. Les huiles synthétiques sont traitées chimiquement et ont une stabilité thermique plus élevée que les huiles minérales. Elles sont souvent utilisées dans des applications soumises à des températures extrêmes ou à de lourdes charges. Cette catégorie comprend les polyalphaoléfines (PAO), les polyalkylèneglycols (PAG) et les esters. Les huiles végétales sont biodégradables, mais leur stabilité thermique et leur résistance à l’oxydation sont moindres que celles des huiles précédentes. La viscosité dépend également du type de plante dont elles sont extraites et peut être affectée par la température à laquelle elles sont traitées. Enfin, on y trouve des additifs. Ceux-ci améliorent les propriétés du lubrifiant. Il s’agit, par exemple, d’antioxydants pour prolonger la durée de vie, d’agents antimoussants, d’agents antimicrobiens et d’agents anticorrosifs.
Aujourd’hui, la recherche se concentre de plus en plus sur les alternatives biologiques et écologiques. Les huiles végétales sont au centre d’études intéressantes en raison de leur durabilité écologique. Elles nécessitent toutefois une attention particulière lors du stockage et de l’élimination. Le principal défi est leur stabilité à l’oxydation, qui peut entraîner la formation de composés indésirables et l’accumulation de dépôts dans l’environnement. Pour résoudre ce problème, des additifs spécifiques doivent être utilisés dans la formulation. Certains matériaux peuvent être incompatibles et réagir chimiquement, entraînant la déformation ou la rupture des pièces élastiques ou plastiques. Cela peut entraîner une défaillance ou une corrosion des joints et de l’équipement ou une baisse des performances au fil du temps. Les huiles végétales ont souvent des températures de fonctionnement plus basses que les huiles minérales ou synthétiques, et leur utilisation peut donc être limitée dans des conditions de fonctionnement extrêmes.

L’utilisation généralisée des lubrifiants minéraux a élargi le débat sur leur impact environnemental et conduit à l’évaluation de leurs alternatives. L’une d’entre elles est l’huile de friture. Contrairement aux huiles à base de pétrole, ces huiles offrent une meilleure viscosité et une meilleure tolérance aux températures élevées, ainsi qu’une volatilité réduite. Un autre facteur qui rend cette huile attrayante est son prix compétitif par rapport aux autres huiles, sa capacité à produire de l’énergie et son impact plus limité sur l’environnement. Les huiles non comestibles, telles que l’huile de caoutchouc et l’huile de ricin, constituent un autre scénario : elles sont bon marché en tant que matière première, mais nécessitent des technologies spécifiques pour leur extraction et la séparation des impuretés indésirables.
Bien que l’on estime qu’ils peuvent notamment remplacer de manière significative les produits pétroliers, les lubrifiants d’origine biologique sont actuellement plus chers que les huiles minérales et synthétiques. Cependant, des doutes subsistent quant à l’efficacité énergétique de leur production, ainsi que la faible stabilité hydrolytique qui les rend peu résistants à l’humidité et moins fluides à basse température. Il faut également tenir compte d’un autre facteur : l’extraction des huiles naturelles varie en fonction du climat, de la température et des nutriments des plantes d’origine ; il est donc difficile d’obtenir des produits stables en termes de propriétés, qui sont également influencées par la méthode d’extraction. D’autres études seront nécessaires pour améliorer les propriétés des huiles végétales, en se concentrant sur la conversion possible des cultures sauvages en cultures commerciales, sur les interventions génétiques pour obtenir des fonctions spécifiques et sur le développement de modifications chimiques et de mélanges pour obtenir des produits stables, écologiques, performants et sûrs. Dans l’industrie alimentaire, les fabricants de lubrifiants sont confrontés à des défis supplémentaires. Les lubrifiants doivent, d’une part, réduire l’oxydation malgré des températures parfois élevées ou basses et, d’autre part, empêcher le développement de bactéries, de levures et de moisissures. Aujourd’hui, la recherche se concentre de plus en plus sur les alternatives biologiques et écologiques. Les huiles végétales sont au centre d’études intéressantes en raison de leur durabilité écologique. Les lubrifiants de qualité alimentaire contiennent deux ingrédients principaux. L’ingrédient principal est constitué de substances minérales, synthétiques ou végétales et est responsable des propriétés du produit.