Le lavage est un processus qui a un impact énorme sur l’environnement : eau, température élevée, produits chimiques. En tant que blanchisserie industrielle, Klaratex en est parfaitement consciente. C’est pourquoi elle fait de la durabilité une priorité depuis des années. Elle est à la pointe de la technologie avec une station d’épuration auto-apprenante, par exemple, qui à terme purifiera l’eau de manière à ce qu’elle puisse être rejetée. Mais Klaratex ne s’arrête pas là : elle étudie également comment électrifier sa flotte et comment l’ajout d’une puce intelligente peut améliorer encore la traçabilité.
« Lorsque nous lavons nos vêtements de travail à la maison, nous consommons en moyenne 40 litres d’eau pour 1 kg de linge. Je le fais avec 3 litres d’eau fraîche », précise le gérant Karel Dermaux. « Le reste est réutilisé. Mais nous ne nous contentons pas de laver, nous réparons les vêtements si nécessaire, les remplaçons après 120 lavages et les envoyons au recyclage. Nous discutons en permanence avec nos partenaires pour trouver des moyens de rendre tout cela plus recyclable. Pour les vêtements haute visibilité, aucune solution n’a encore été trouvée pour rendre l’ensemble de la chaîne circulaire. Mais pour le blanc, Klaratex est convaincue d’y parvenir : recycler entièrement pour en faire à nouveau des vêtements de travail blancs », affirme Karel Dermaux avec conviction.

En d’autres termes, Klaratex met tout en œuvre pour soulager ses clients, offrir à leurs employés des vêtements impeccables et opérer des choix aussi durables que possible. L’entreprise de Wevelgem va d’ailleurs toujours plus loin dans cette voie. Elle dispose désormais d’un millier de panneaux solaires répartis sur ses trois toitures et récupère l’eau de pluie partout. « 54 % de notre énergie provient du soleil, 74 % de notre eau provient de la pluie », résume Karel Dermaux. En 2019, Klaratex avait déjà investi massivement dans une station d’épuration des eaux ultramoderne. « L’eau que nous rejetons aujourd’hui est aussi pure que l’eau de pluie. Et chaque année, la qualité s’améliore encore, car l’installation s’ajuste en permanence. Lorsque le pont qui relie la Seine et l’Escaut sera construit, un système d’égouts séparé sera installé dans la rue. Nous sommes convaincus que d’ici là, nous pourrons rejeter l’eau comme eau de surface au lieu de la déverser dans les égouts. Par ailleurs, nous étudions également la possibilité d’utiliser des enzymes à la place du savon pour obtenir la même qualité irréprochable avec une empreinte carbone réduite. »
Lorsque nous rendons visite à Klaratex à Wevelgem, un nouveau venu remarquable trône sur le parking : un camion électrique. « Un projet pilote », comme l’explique Karel Dermaux. « Compte tenu du nombre de kilomètres parcourus quotidiennement par nos chauffeurs – la plupart de nos clients se situent dans un rayon de 100 km autour de Wevelgem –, le passage à l’électrique est donc logique. Mais cela implique de repenser l’organisation. Les véhicules peuvent-ils encore se recharger suffisamment à l’énergie solaire lorsqu’ils reviennent de leur tournée, ou devons-nous nous réorganiser, voire investir dans la technologie des batteries ? De plus, les constructeurs ne proposent pas encore beaucoup d’options pour une motorisation électrique adaptée au type de camion que nous utilisons. Celui-ci est en effet un peu trop grand. »

Les innovations ne s’arrêtent pas à la logistique. KLaratex déploie un nouveau système d’identification pour les vêtements : « Nous livrons environ 5 000 vêtements par jour à nos clients. Mais il y en a beaucoup plus en circulation. Pour une meilleure traçabilité, nous passons désormais à une puce RFID et un code QR au lieu du code-barres que les clients connaissent. Lorsqu’un conteneur de linge sale arrive, nous pouvons tout lire en une seule fois, au lieu de devoir scanner chaque article individuellement. Mais cela permet également au client de mieux suivre la gestion de son stock. Il peut, par exemple, voir quel employé a jeté un tablier sale dans le conteneur et a droit à un nouveau ». Klaratex répond également au degré croissant d’automatisation et de numérisation chez ses clients avec ses nouveaux casiers. « Si le client le souhaite, nous acheminons nos vêtements jusqu’au casier. Nous disposons pour cela de nos propres systèmes de casiers, que nous pouvons désormais également relier à un badge. Une évolution qui répond à la demande des clients », ajoute Karel Dermaux.
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